liens sponsorisésDepuis quatre ans, des astronomes de l'université McGill (Montreal) scrutent patiemment la danse d'un couple de pulsars situés à 1.700 années-lumière de la Terre. Très massifs, ces astres sont des étoiles à neutrons, contenant 1,4 masse solaire dans une dizaine de kilomètres de rayon, qui émettent périodiquement des bouffées d'ondes radio. On en connaît un grand nombre mais seuls les dénommés PSR J0737-3039 A et B forment un couple. Et même un couple serré puisque la distance entre ces deux étoiles à neutrons est d'environ deux fois celle qui sépare la Terre de la Lune. Les deux pulsars tournoyant tiendraient donc largement à l'intérieur du volume occupé par notre Soleil. De plus, le plan de l'orbite a le bon goût d'être proche de l'axe de visée depuis la Terre. Les deux astres s'éclipsent donc mutuellement à chaque tour. Leur proximité est telle que les émissions radio de l'étoile occultée sont partiellement absorbées par la magnétosphère de l'autre. Minutieusement observées par les astronomes à l'aide du radiotélescope Robert C. Byrd Green Bank (GBT), en Virginie Occidentale (Etats-Unis), ces éclipses à répétition permettent à chaque fois de déterminer l'orientation de l'axe de rotation de l'étoile en arrière-plan. Ces caractéristiques font de ce couple d'astres massifs un laboratoire idéal pour vérifier l'exactitude de la relativité générale. En effet, la théorie prévoit que ce mouvement orbital (donc continûment accéléré) provoque une déformation de l'espace-temps, qui fait osciller l'axe de rotation de l'une des deux étoiles, un mouvement appelé précession (de nature légèrement différente de la précession du périhélie de Mercure, qui concerne l'orbite de la planète). plus de précisions : |
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